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Notre histoire

La CGT est crée en 1895, aboutissement provisoire de luttes du mouvement ouvrier.

Les traits distinctifs du mouvement syndical français, par rapport à ceux de la Grande Bretagne ou de l’Allemagne, résultent d’un long façonnement. Au point de départ, se trouve la Révolution française.

Selon l’idéologie libérale, héritée de la dimension individualiste de la Révolution de 1789, consignée dans le Code civil, l’employeur et le salarié sont censés être à égalité et s’entendre librement, de ” gré à gré” pour fixer salaire et durée du travail.

En 1810, Napoléon renforcera encore cette dimension, issue de la révolution française, en insérant le délit de coalition dans le Code pénal, à l’interdiction d’organisation professionnelle et de cessation concentrée du travail.

Thiers fera voter en 1834 une loi pour interdire les associations. Elle entend “prévenir” l’intrusion des classes inférieures dans toutes les affaires politiques.

Il faudrait faire plus qu’évoquer ici les corporations, mutuelles, caisse de secours et de résistances, la lutte des canuts de Lyon (1831), celles encore pour le droit de vote, le droit au travail et à l’association durant la révolution de 1848 puis les massacres des ouvriers, la Commune de Paris (1871) pour un pouvoir populaire et une politique sociale, l’enseignement obligatoire, gratuit et laïc, les prémisses des services publiques, l’abolition du travail de nuit, La Commune symbole international du mouvement ouvrier qu’Adolphe Thiers noiera dans le sang.
Faire plus qu’évoquer les noms d’Auguste Blanqui (1805-1881), Flora Tristan (1803-1844), Louise Michel (1830-1905) et toutes les grèves, barricades, exils, emprisonnements, les massacres d’ouvriers à Fourmies le 1er mai 1891 et encore la Première internationale avec Karl Marx et Proudhon en 1864, interdite en 1872, sans oublier les discriminations contre les femmes légitimées dans le Code Napoléon (1804), et celles faites aux étrangers.

Ces événements, ces lieux, ces noms parmi bien d’autres jalonnent l’Histoire, ignorée, souvent interdite, qui dérange. Elle est celle du mouvement ouvrier et du syndicalisme, pour obtenir reconnaissance et dignité, sources des droits et libertés de la classe ouvrière, qui constitue la base des droits fondamentaux, jamais acquises définitivement.

La première “loi sociale” (1841) votée suite au rapport Villermé ne concerne que les enfants : âge d’admission au travail à 8 ans, pour une durée quotidienne de travail de 8h, 12h de 12 à 16ans, dans les entreprises de plus de 20 salariés.

Le 5 mai 1864 une loi supprime le délit de coalition et les grévistes ne risquent plus la prison. En 1884, la loi dite ” loi Waldeck – Rousseau” autorise les syndicats. Il s’agit d’une tolérance. Ils n’ont toujours aucune représentativité, aucun pouvoir.

Une distinction est à opérer entre les libertés et les droits. L’exercice de la liberté suppose l’abstention du pouvoir, selon la conception du libéralisme issu de la Révolution notamment. L’exercice des droits suppose l’intervention du pouvoir.

Mais l’article 5 permet la création d’Union de Syndicats.
Alors, dans les années 1890 naissent les Fédérations. Elles sont de deux types : métiers ou de branche, et de lieu (de ville par exemple) avec les Bourses du Travail. Ces deux conceptions de l’organisation des travailleurs sont à la base de la structuration de la CGT.

L’Histoire n’est pas le calendrier d’un progrès au développement continu ou linéaire. Les hommes et les femmes font l’Histoire. Rien n’est donné, tracé, rien de naturel, allant de soi. La reconnaissance du droit des ouvriers à s’organiser pour défendre leurs intérêts est le fruit de conflits, de combats et de luttes. L’Histoire est une longue succession de bifurcations, de tâtonnements, de tentatives, du refus du fatal, d’ouverture ou de fermeture sur le possible.

La remise en cause des “acquis” est permanente. Comme si un retour en arrière devait se faire, pour mieux satisfaire à la libre concurrence, à la mondialisation, au “toujours plus” des résultats d’exploitation et à la baisse pathologique des coûts.

République sociale, dignité, reconnaissance, émancipation complète sont à l’ordre du jour de l’activité quotidienne du syndicalisme, des travailleur(euse)s dans l’Histoire en devenir au travers des actions revendicatives.

” Quand tu ne sais pas où tu vas, regardes d’où tu viens ” proverbe Peul